À Paris, Marielle de Sarnez veut peser face à l’UMP et au PS

Au Bistrot des Dames, la vice-présidente du MoDem a présenté son équipe de campagne en vue des élections municipales de 2014 à Paris.

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« Une campagne différente, moins partisane, moins politicienne ». Marielle de Sarnez, candidate MoDem à la ville de Paris, rêve de « campagne utile » et de « positions constructives ».

Trois axes sont dégagés par la vice-présidente de François Bayrou : la question du renouvellement, le primat du rassemblement et la priorité au logement. Sur ce point, Marielle de Sarnez plaide pour la construction de 5000 logements par an et la couverture des voies ferrées et du périphérique.

Discussions avec les partis du centre

Le porte-parole du MoDem, Yann Wehrling, en charge de l’environnement, appelle, lui, à des chantiers de rénovation énergétique, à améliorer la qualité de l’air et à préserver la biodiversité.

L’eurodéputée, élue à Paris en 2008 avant de démissionner, accaparée par le Parlement européen, présentera les listes cet automne. Elle a « bon espoir » que le rassemblement avec l’UDI se fasse, mais refuse de donner les noms des responsables qu’elle rencontre.

César Armand

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Les élus écolos s’engagent en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales

Au Sénat, la sénatrice Esther Benbassa et le député Sergio Coronado ont procédé à un octroi symbolique du droit de vote des étrangers aux élections locales.

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Une promesse de François Mitterrand qui n’a jamais été mise en œuvre. Le 51eme engagement de campagne de François Hollande. Le droit de vote des étrangers aux élections locales, ce n’est pas maintenant. Le président a promis un projet de loi après les municipales de 2014.

D’ici là, les alliés des socialistes dans la majorité présidentielle, et au premier chef les écolos, se mobilisent pour que le chef de l’Etat soit fidèle à son annonce. La sénatrice EELV Esther Benbassa rappelle qu’une première proposition avait été adoptée en 2000 par l’Assemblée, et une autre par le Sénat, tout juste passé à gauche, en décembre 2011.

Le vote des étrangers pour« le bien de la cité »

« Nos étrangers n’ont d’étranger que le nom. Ils ont fait le choix de rester ici. », tonne l’élue écolo d’Arcueil. Son ami Sergio Coronado, député EELV des Français de l’Etranger, cite l’exemple de l’Uruguay, premier à avoir adopté ce droit dès 1952, comme le Chili qui a même ouvert l’élection présidentielle aux ressortissants étrangers.

Le très médiatique Jean-Vincent Placé prend le relais et déclare que les citoyens étrangers « vont apporter leur diversité de bonnes propositions pour le bien de la cité » Le président des sénateurs écologistes va même jusqu’à affirmer que cela « peut concourir à faire baisser le FN ».

César Armand

Un fait divers de l’Est républicain critiqué sur Twitter puis supprimé par la rédaction

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Merci à @GoulvenBARON

Le quotidien régional franc-comtois s’est fait l’écho d’un procès, en termes improbables pour le prévenu et la victime, avant d’effacer l’article de son site Internet. La rédaction a fini par s’excuser, dans la soirée, pour ce papier « maladroit ».

L’histoire est simple : une « donzelle » et un « jeune homme bien de sa personne, doux et équilibré ». Elle, 13 ans ; lui, 24 ans. Jusqu’ici, tout va bien. Le plus dur, c’est l’atterrissage : « patatras (…) il doit répondre d’atteinte sexuelle sur mineure ».

Sur les bancs du tribunal, c’est « une adolescente innocente et fleur bleue » alors qu’en face, l’avocat du monsieur « va souligner que la meilleure chose dans cette affaire est que sont client soit quelqu’un de correct, responsable et repentant qui a pris conscience de ce qu’il avait fait, l’assume et présente ses sincères excuse ».

Nous sommes le 20 juin 2013. La presse quotidienne régionale se porte bien, merci. L’Est Républicain a fait disparaître cet article de son site Internet.

Merci à @Mar_Lard de l’avoir remarqué, et pour le papier, disponible dans le cache de Google, c’est ici qu’il faut cliquer. Bonne lecture !

L’équipe multimédia « s’excuse »

Ce soir, c’est la surprise. Le modérateur du site web du quotidien régional a répondu au commentaire du twittos Thierry Poetic Lover (@CSPINYOURFACE).

Pour l’équipe multimédia, « loin de nous l’intention de minimiser les faits »,  ajoutant que « la qualification d’atteinte sexuelle a été fixée par la justice » et que  « le texte voulait alerter justement des dangers d’internet » avant d’admettre – il était temps – que le texte « est assurément maladroit. Nous le retirons. Nos excuses. » 

Mea maxima culpa tardif, mais réactif. Chapeau !

César Armand

Le Titanic s’expose Porte de Versailles

La poupe du Titanic

La poupe du Titanic

Jusqu’au 15 septembre, une exposition fouillée et fournie d’objets rares du Titanic s’ouvre au public au Parc des Expositions de Paris. À prévoir : une heure de visite et 15 € 60, audioguide compris.

« C’est un fameux quatre cheminées
Long comme la Tour Eiffel (269 mètres).
Hisse et ho, Titanico !
Vingt-deux noeuds,
Quarante huit mille trois cent vingt-huit tonnes,
Je suis fier d’y être à bord »

Avril 1912, le Titanic quitte le port de Southampton (Angleterre) direction New York. Il n’y arrivera jamais. Reposant aujourd’hui à près de 3 800 mètres de fond, ses rares objets exploitables ont été remontés à la surface. Depuis le 1er juin 2013, le géant des mers du siècle dernier s’expose Porte de Versailles, dans le XVème arrondissement de Paris.

« Ils partirent  deux mille deux cent vingt-huit ; mais par un prompt iceberg du grand nord,
Ils se virent sept cent cinq en arrivant au port »

Sur les 49 Français au départ, 18 étaient membres d’équipage et 31 passagers, équitablement répartis dans les trois classes de voyageurs disponibles. Selon leur rang social, ils purent goûter du foie gras, du haddock ou du ragoût de boeuf. Tous ceux-là ne vivaient pas cependant dans les chaudières où s’entassaient près de 6 000 tonnes de charbon.

Si 10 000 hommes ont participé à sa construction pendant trois ans, il a fallu moins d’une nuit pour remplir – à moitié – les canots de sauvetage. Arrogante, la White Star Line n’avait prévu que 1 200 places de secours pour 2 228 passagers… Et qui a été sauvé en priorité ? Les personnes les plus favorisées, évidemment !

César Armand

François Baroin récompensé par l’Union des Jeunes pour le Progrès pour Journal de crise

François Baroin et Rudolph Granier, le président de l'UJP

L’ancien ministre François Baroin et le président de l’UJP Rudolph Granier

L’ex-ministre de l’Economie et des Finances de Nicolas Sarkozy s’est vu décerner le prix de l’Appel du 18 juin par l’UJP pour son livre Journal de crise.

73 ans après l’appel du Général de Gaulle, François Baroin a reçu, à l’hôtel Claridge, le prix de l’Appel du 18 juin, de la part de l’Union des Jeunes pour le Progrès et des mains de son président Rudolph Granier.

Le député-maire UMP de Troyes a aussitôt fait part de son « honneur de recevoir ce prix et la mesure que ça représente », rappelant que « beaucoup des meilleurs d’entre nous sont passés par là » et ajoutant que « nous pouvons évoquer la figure du général de Gaulle pour son pragmatisme et son regard porté vers l’avant ».

Non à l’extrémisme

Primé pour son livre Journal de crise sur son expérience à Bercy de 2011 à 2012, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances a estimé que « le pire avait été évité dans une crise globalisée », à tel point que cette période avait permis de réaffirmer le rêve gaulliste : « On croit à l’autorité de l’Etat, on veut des réformes structurelles et nous refusons le protectionnisme, le repli sur soi, les extrêmes et toutes les solutions radicales ».

Avant de conclure, malicieux, comme une adresse à ses meilleurs ennemis Jean-François Copé et Patrick Buisson, que « le regard bien droit est le centre de gravité de l’UMP ».

César Armand

Jean Robin lance Contre-attaque, le nouveau club de pensée de la droite

Jean Robin, le président-fondateur de Contre-attaque

Jean Robin, le président-fondateur de Contre-attaque

Le polémiste Jean Robin s’est entouré d’anciens cadres de l’UMP comme Christian Vanneste ou Mike Borowski pour incarner la « vraie droite » face à la gauche.

Patriote, de droite, libéral et conservateur, gaulliste et non-gaulliste. Tel se définit le club Contre-Attaque qui veut lutter contre la gauche et qui se rêve en unique contre-pouvoir. Car, selon son président-fondateur Jean Robin, les temps sont graves : « la gauche est aux manettes politiques et médiatiques » et « la droite est le camp de la démocratie, la gauche le camp de la dictature ».

A sa droite, l’ancien cadre UMP Mike Borowski se pose, lui, en porte-parole des électeurs de droite « dupés » par l’ouverture de Nicolas Sarkozy.  Une preuve, d’après celui qui s’est présenté aux dernières législatives comme Divers droite, qu’« à droite, on était moins bons que la gauche ». Quant au projet de loi sur le mariage pour tous, il aurait révélé « la pensée progressiste et libertaire » de ses anciens camarades Riester et Apparu qui ont voté pour.

Vanneste en guest star

Le sulfureux Christian Vanneste est aussi de la partie et plaide pour davantage de démocratie directe. Ex-député, il n’épargne pas ses anciens camarades : « vous vous fourrez le doigt dans l’oeil si vous croyez que vos représentants réfléchissent », faisant montre d’un antiparlementarisme aigu : « on ne pense qu’à sa carrière, on a construit une oligarchie »

L’ancien élu du Nord propose, dans ce cas, un nouveau modèle de référendum d’initiative populaire. Finis les 1/10 de la population électorale et 1/5 des parlementaires nécessaires pour déclencher tout nouveau débat, le président du RPF s’inspire du modèle des votations suisses : 800 000 signatures déposées et le gouvernement devra suivre les citoyens, 1 000 000 et l’exécutif se penchera sur une réforme constitutionnelle.

César Armand

A l’Assemblée, l’UMP rêve d’un « sursaut gaulliste »

224 ans après la création de l’Assemblée nationale par Louis XVI, le premier parti d’opposition rêve de mettre en pratique les idéaux économiques, sociaux et diplomatiques du Général de Gaulle.

« La France a la possibilité de trouver en elle-même la capacité de rebondir. C’est à la jeune génération de s’emparer de ce sillon. Il ne faut jamais désespérer surtout quand on est Français ». Les mots sont signés Alain Terrenoire, président de l’Union des anciens députés gaullistes.

Pourtant, à écouter Stéphan Lequet, professeur à Sciences-Po, rien ne va plus : « la situation économique et sociale est mauvaise, le secteur public hypertrophique, la coût du travail trop élevé, le taux de prélèvement sur les entreprises trop fort et les dépenses d’innovations les plus faibles d’Europe… »

N’en jetez plus, « on a raté le virage de la mondialisation et avec les 35 heures, on a laminé la valeur travail » sans oublier qu’« on n’a plus le moteur de la mécanique industrielle » et qu’« on assiste à l’émerge d’une nouvelle ségrégation sociale », assène Frédéric Salat-Baroux, secrétaire général de l’Elysée de 2005 à 2007.

Restaurer la participation

L’ancien ministre Patrick Ollier, député-maire de Rueil-Malmaison, vante, lui, la participation qui associe les salariés et le patronat dans la gestion de l’entreprise : « la grande innovation du Général a été de faire en sorte que les hommes soient partenaires et non adversaires ».

Le souvenir est vite brisé par un intervenant du public, chef d’entreprise dans l’audit à Versailles, qui juge qu« à l’UMP, il y 35 % de gaullistes, le reste n’est qu’ambition », déclenchant les applaudissements de la salle.

Vient alors le tour de Michèle Alliot-Marie, à rebrousse-poil du cabri patriotique de Charles de Gaulle : « Je suis gaulliste et européenne. L’Europe est une nécessité », avant de lâcher que le travail de Catherine Ashton, Haut-représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité est « une catastrophe », si bien que l’Europe se révèle « inexistante sur le plan de la défense européenne ».

Supprimer le Premier ministre

Le temps des propositions arrive lors de la troisième table-ronde sur la gouvernance. La candidate de l’UMP à Paris, NKM, propose purement et simplement de supprimer le rôle du Premier ministre avec deux grands pôles : le Président et le Parlement. Le Chef de l’Etat ne pourrait plus en revanche dissoudre l’Assemblée nationale sans remettre son mandat en jeu.

En clôture, le président du groupe UMP à l’Assemblée, Christian Jacob, se livre à une charge contre les gouvernements socialistes qui ont gouverné entre 1981 et aujourd’hui. Peut-être avait-il en tête cette phrase de l’homologue britannique du Général, un certain Winston Churchill, qui affirmait que « un homme politique pense à la prochaine élection, un homme d’Etat pense à la prochaine génération ».

César Armand