« La disparition de Jim Sullivan », le nouvel art du roman

Le dernier livre de Tanguy Viel expose les différentes étapes de la fabrication d’un roman.20130710-152030.jpg

Dwayne attend devant la maison de sa femme. Elle embrasse un autre homme qui lui offre un bouquet de fleurs. Leurs enfants sont à l’intérieur. Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer dans la vie rangée des Koster ?

C’est de cette histoire, en apparence simple, que part le narrateur pour expliquer comment se construit un récit original. Au fil de la lecture, l’écrivain s’invite dans les pages et donne son mode d’emploi.

Un narrateur omniscient et omniprésent

Tanguy Viel prend en effet la main du lecteur tout au long de son roman et ne la lâche jamais. Il remonte dans l’enfance du héros, le suit comme professeur de littérature à l’université, le décrit avec sa jeune maîtresse…

Quiconque aime voir comment un artisan procède a la fabrication de son matériau appréciera ce guide omniscient et omniprésent et se laissera happer par le fil des événements.

La disparition de Jim Sullivan, Tanguy Viel, Les Éditions de Minuit, 153 p., 14€

César Armand

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