Top 5 des « off » politiques de septembre à décembre 2014

Florilège des meilleures confidences politiques du quatrième trimestre 2014.

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Numéro 1 : Le plus lucide
« La politique attire tous les tarés de la terre. Il faut savoir les gérer, mais bon, on est tous le dingue de quelqu’un. Il y a, en tout cas, des cas pathologiques. Le Parisien a besoin de s’incarner dans une personnalité. Penser qu’on va gagner un arrondissement de 100 000 habitants juste parce qu’on connaît son boucher, c’est raté. Le vote à Paris est toujours plus politique qu’ailleurs. Il faut avoir l’ancrage local et la visibilité médiatique. »
Un élu parisien

Numéro 2 : Le plus poétique
« Une commune rurale, c’est une commune où l’on appelle le maire quand le chien jappe à 22 heures, une commune où l’on va acheter du pain en laissant sa clé sur le contact et une commune où il n’y a pas encore de feux tricolores. »
Un élu rural

Numéro 3 : Le plus caustique
« A la buvette, il reste deux Figaro. Je demande à une ex-ministre, redevenue sénatrice, qui prend un café avec un de ses collègues, si je peux en emprunter un. Elle me réplique : « Et le partage ? Qu’en fais-tu ? » Au même moment, je remarque son sac italien : « C’est comme ça que tu défendais ton portefeuille ministériel ? » Elle me répond : « Je suis européenne, je défends l’Union européenne. Et ton sac, Made in China, c’est de la mauvaise qualité ! » Raté, c’était un sac français, offert par mon mari. »
Une sénatrice

Numéro 4 : Le plus pathétique
« Le projet de loi sur la transition énergétique ? Tout ça pour ça, j’ai envie de dire ! Il est où le récit ? Le scénario ? J’ai envie de dire à madame la ministre : « Relisez le texte du Grenelle, là il y avait une vision. » Ici, l’histoire, elle tient en vingt lignes. Où sont les propositions du débat national ? »
Un député membre de la commission du Développement durable

Numéro 5 : Le plus utopique
« Nous devrions avoir un ministre commun sur un thème dans huit pays membres de l’Union européenne. Par exemple, sur l’alimentation, l’agriculture, la recherche ou le budget, nous avons des Etats qui ont la même culture et les mêmes standards de vie. »
Un président d’un petit parti politique

Rendez-vous le 30 janvier 2015 pour de nouvelles déclarations !

César Armand

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Jeff Koons à Beaubourg, un artiste exhibitionniste

27 décembre 2014 : visite de la rétrospective consacré à l’artiste américain de 60 ans.

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Jusqu’au 27 avril 2015, le centre Georges Pompidou réserve sa galerie 1 du sixième étage aux quarante ans de carrière de Jeff Koons. « L’un des artistes les plus célèbres et les plus controversés de la scène contemporaine », écrit le fascicule.

Dans une enfilade de quatre pièces, le visiteur erre entre les Inflatables, des ballons d’enfants gonflés et sculptés à l’hélium ; The New, des aspirateurs ont remplacé les jouets ; Equilibrium, des ballons de baskets flottent dans des aquariums et Banality où, mis à part Balloon Dog qui fit scandale dans la Galerie des Glaces à Versailles en 2008, il y a aussi ça :

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Vient ensuite la série Made in Heaven, interdite aux mineurs, pour cause de « contenu explicite », comme on dit aujourd’hui pour ne pas parler de pornographie. L’artiste lui-même pose avec l’actrice italienne de « films pour adultes » Ilona Staller.

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A la sortie, un garçon de 12 ans, dont la mère et la grande soeur sont rentrées, essaie de les suivre. Le vigile, qui filtre à l’entrée, ouvre les deux bras et l’arrête dans son élan. Le petit bonhomme se débat, mais en vain : « J’pouvais pas savoir, moi, que ça m’était interdit. Y a une grande queue devant qui cache le message d’avertissement ! »

César Armand

« GrandeurSRvitude », l’hommage aux orfèvres des lettres

Décembre 2014 : Prof’ Quelier inaugure un blog dédié aux petites mains de la presse.

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Tous droits réservés GrandeurSRvitude.com

Vous aimez Des chiffres et des lettres ? Vous allez adorer GrandeurSRvitude !
« Un blog consacré aux journalistes, et aux secrétaires de rédaction en particulier » dixit son créateur, Olivier Quelier, coresponsable de la filière Journalisme-SR de l’emi-cfd.

Conseils d’écriture de Gustave Flaubert à Grégoire Delacour – je vous conseille La première chose qu’on regarde plutôt que La liste de mes envies –, en passant par Sorj Chalandon – je vous recommande La légende de nos pères – ;

Citations sur la pratique du journalisme ;

Exercices de style à la manière de Raymond Queneau ;

N’attendez plus, cliquez…

http://grandeursrvitude.com

César Armand

Georges, Angoulême et les grillages

26 décembre 2014 : les JT ouvrent sur des grillages anti-SDF installés puis démontés sur des bancs publics à Angoulême.

Tous droits réservés - Ildar Sagdejev

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Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu’on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c’est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c’est notoire
Pour accueillir quelque temps les hères errant

Les SDF qui s’allongent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les SDF qui s’allongent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En disant des « Des nems » pathétiques
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympathiques

Ils vous tendent la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d’azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell’ cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

Les SDF qui s’allongent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les SDF qui s’allongent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En disant des « Des nems » pathétiques
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympathiques

Quand la saint’ famill’ machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malappris
Ell’ leur décoche hardiment des propos venimeux
N’empêch’ que tout’ la famille
Le pèr’, la mèr’, la fille
Le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s’endormir comme eux

Les SDF qui s’allongent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les SDF qui s’allongent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En disant des « Des nems » pathétiques
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympathiques

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s’apercevront émus
Qu’ c’est au hasard des rues
Sur un d’ces fameux bancs
Qu’ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

Les SDF qui s’allongent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s’foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les SDF qui s’allongent sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En disant des « Des nems » pathétiques
Ont des p’tit’s gueul’ bien sympatiques

César Armand

S’égarer dans les rues de Lisbonne un jour de grève

22 décembre 2014 : les stations de métro sont fermées. Place à la marche à pied !

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Arrivez à Lisbonne un jour de brouillard, et vous aurez l’impression d’avoir atterri dans une ex-république soviétique. Dans la Baixa, partie basse de la capitale portugaise, les immeubles sont décrépits, et seuls les azulejos, ces mosaïques si typiques, sauvent la mise. Pour bien commencer la journée, rendez-vous à la Confeitaria nacional, la plus vieille pâtisserie de la ville, où les doces de ovos, petites douceurs aux oeufs, sont excellentes.

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Le midi venu, allez déguster un bacalhau, la traditionnelle morue, au restau A Licorista O Bacalhoeiro, arrosé de la bière locale, la Sagres. Pour 10 €, vous en aurez pour votre ventre et votre argent. Attention, tout tapas posé sur la table – pain/fromage/jambon – n’est pas un cadeau de la maison, mais devra être payé si vous en consommez. De même, la bouteille d’eau de 50 cL peut coûter jusqu’à 2€50 en centre-ville. Pas de carafe d’eau ici.

Le soleil est revenu, et vous, repu, prenez la rue piétonne voisine et montez dans l’Elevador de Santa Justa ou dans l’Ascensor Da Bica. Pour cela, n’oubliez pas d’acheter à l’aéroport un Viva Viagem de 6€50 les 24 heures pour accéder aux bus, tramways, élévateurs, ascenseurs et… métros. Au sommet, une vue à 360° sur l’ensemble de la cité. De là, redescendez et partez pour les ruines du château São Jorge où le panorama, accompagné d’un verre de Verde (blanc du Nord du Portugal), vaut le détour.

vue du château

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Le lendemain, quittez votre hôtel (ou votre auberge de jeunesse) et rejoignez le tram 28 sur la deuxième grand-place Praça da Figueira. De là, vous aurez l’impression d’être dans une attraction d’un parc de loisirs, le trolley alternant les montées raides et les descentes à pic dans les dédales. A mi-parcours, descendez à São Tome et taisez-vous. Admirez le Tage, fleuve baigné de soleil, et regardez, en arrière-plan, le Palãcio da Assembleia nacional. 

vue sao tomé

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César Armand