En quête d’auteurs au Salon du Livre 2015

Culturepolitique.net est allé à la rencontre de Corinne Lepage, d’Eric Zemmour, de Kamel Daoud, de Frédéric Mitterrand, de Dany Laferrière et d’Adrien Bosc.

Le Salon du Livre le dimanche, c’est comme aller à la Tour Eiffel un samedi après-midi ensoleillé. Un brouhaha d’agora, un piétinement permanent, et une chaleur de tueur.

L’ex-eurodéputée Corinne Lepage est sympathique. Elle accepte de signer votre livre bien que vous ne soyez pas au stand de la bonne maison d’édition. En rigolant : « Les deux sorties de mes deux derniers livres se sont téléscopé. »

Eric Zemmour, lui, collectionne les photos et les vidéos avec les lecteurs. Laurent Ruquier qui regrette lui avoir donné une tribune pendant cinq ans ? Il hausse ses – petites – épaules. Relance du dédicacé : « Vous vous en foutez ? » Réponse de l’éditorialiste : « J’ai l’habitude, vous savez ! »

Le journaliste Kamel Daoud attire davantage de badauds. Son Meursault, contre-enquête est un hommage au fond de l’histoire de L’Etranger et à la forme du récit de La chute.« Il mêle style et philosophie, c’est ce que j’aime chez Albert Camus. Plus personne ne saurait écrire ainsi aujourd’hui. » Parole d’un Algérien pour qui, aussi, « (sa) patrie, c’est la langue française. »

Un autre confrère, Frédéric Mitterrand, publie L’adolescence. Où il s’interroge sur son héritage entre de Gaulle et l’oncle François. Devant, un premier groupie sort son livre d’or et une seconde fan lui fait signer de beaux clichés.
– Désolé, on vient pour un livre !
– C’est pas grave, ça marche aussi !
– Et sinon, entre Giscard et Chirac ?
– Juppé ! Mais bon, il paraît que je suis de gauche maintenant…
De là à donner une interprétation politique à des rêves extatiques.

L’Académicien Dany Laferrière, élogieux de la sieste, est disponible. A la différence de son aîné Jean d’Ormesson. « Vous aimeriez assister à la séance du dictionnaire du jeudi matin ? C’est privé… Mais bon, on fait plein d’autres trucs où c’est public !  Par exemple, ça nous arrive de courir tout nus et en rond sous la coupole. J’ai aussi le projet de lancer une discothèque. »
Avec Alain Finkielkraut en DJ ? « On n’a pas même les goûts musicaux. Dommage ! »

Pour bien finir, le chef de Feuilleton et de Desports Adrien Bosc, qui n’a rien à voir avec son voisin du Palais des Sports Franck Dubosc à part les yeux bleus, signe sur la page blanche de Constellation, couverture marine, tel l’Océan où s’est abîmé l’avion éponyme. Au fait, combien de temps prend une enquête-roman de ce type ? « Trois ans ! »

Bonne lecture !

César Armand

 

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