C’était Charles Pasqua

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Ah, Charles ! Quel homme que ce bon vieux Pasqua !
Résistant à 15 ans, dur de faire autrement avec un prénom pareil.
Grand ministre de l’Intérieur, malgré la disparition tragique de Malek Oussekine.
Jamais d’accord avec lui sur l’Europe, et encore moins sur son alliance avec Philippe de Villiers, il faut quand même respecter sa position.
Pour finir, juste un regret : celui de ne l’avoir jamais croisé au Sénat, ne serait-ce que quelques instants.

César Armand

 

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L’écriture selon René Barjavel

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Dans Tarendol, le natif de Nyons (Drôme) donne aux lecteurs ses clés pour faire des ravages en matière littéraire, et ce pour la nuit des temps.

« Maintenant, je vais faire mon travail, assembler les verbes et leurs familles d’articles, de pronoms et de substantifs. Le moins d’adjectifs possible. Et toujours trop d’adverbes. Ce n’est pas facile. Le vocabulaire est une horrible foule. Ces mots qui se présentent, toujours au premier rang, justement ceux qu’on ne veut pas. Et chacun tient par la main toute sa tribu de livides. Avec leur visage usé comme celui des filles qui ont trop servi. Celui qu’on cherche, précieux, juste, celui-là fuit. Travailler, écrire, biffer les phrases déchirer les feuilles, recommencer dix fois le chapitre. Jusqu’au moment où l’histoire devient un peu plus transparente. S’arrêter quand on n’en peut plus. On n’en finirait jamais. »

René Barjavel, Tarendol, 1946

César Armand

Trois mois plus tard…

Depuis le 22 mars 2015, rien de neuf sur son blog, mais dans la vraie vie des vrais gens, beaucoup de choses ! Toujours la politique, cette source d’inspiration, mais aussi toujours la culture, cette expiration vitale.

Chères lectrices, chers lecteurs,

Après douze semaines d’absence ici même sur CulturePolitique.net, me voici de retour. Le temps m’a manqué pour vous parler de culture et de politique, ainsi que de politique et de culture.

C’est reparti !

Sur le plan politique, j’ai rencontré un directeur d’administration centrale dans son bureau fin mars, assisté à un colloque incroyable sur le dérèglement climatique avec des représentants de tous les continents, et discuté avec pas moins de trois commissaires européens, sans oublier les interlocuteurs habituels : conseillers, députés, sénateurs, eurodéputés, secrétaires d’Etat et ministres.

Dans ce cadre professionnel, j’ai pu partir en reportage à l’autre bout de l’Ile-de-France comme en Savoie à 2700 mètres d’altitude. Quitter son bureau et les palais nationaux habituels, ne serait-ce que pour une journée, réoxygène le cerveau et permet de revenir avec des idées fraîches. Du moins, c’est ce que me dit mon chef ! Idem quand je le « trompe » pour des piges grâce auxquelles je fais la connaissance de fortes têtes comme Elisabeth Guigou ou Paul Vergès.

Toujours sur ce plan, à la frontière de la vie personnelle, je suis en cours de finalisation, avec mon co-auteur, d’un projet de livre sur un sujet élyséen. Les derniers entretiens se sont accéléré ces trois derniers mois. Quelque soit le degré d’intérêt de l’intervenant, à chaque fois l’impression d’avoir revu et corrigé l’Histoire par le prisme de la petite histoire avec des protagonistes qui ont participé directement à la marche de la Nation !

« La culture n’est ni un ornement, ni un snobisme, mais l’oxygène de l’intelligence et du cœur. »

Néanmoins, parfois, l’atmosphère est irrespirable ! De l’air ! Entre l’ambiance pourrie lors des 49-3 successifs et les positions schizophréniques de nos représentants entre le formel et l’informel, il fait bon, la lune tombée, de quitter ces eaux tumultueuses et de remonter à la surface pour ne pas sombrer d’apnée prolongée.

La phrase citée en exergue, juste au-dessous, est extraite d’un article sur Fabrice Luchini. Pour cause d’exil montagnard, je n’ai, finalement, pas pu aller l’écouter, au grand regret de celle qui partage ma vie ! En revanche, nous avons beaucoup apprécié la Lucrèce Borgia de Victor Hugo. Quels talents que ceux des comédiens Gallienne, Hancisse et Hecq, et de leur metteur en scène Podalydès… Espérons que la fine troupe sera récompensée à sa juste manière aux Molières.

Sans oublier le cinéma : Cendrillon – Cate Blanchett en marâtre est magnifique ! -, Le dernier loup – WHAOUH ! -, L’art de la fugue – Pas mal, dommage que Biolay fasse du Biolay -, et quelques-uns que j’ai oubliés, oups… S’il tourne toujours près de chez vous, courrez voir Le souper, film joué actuellement en pièce avec les merveilleux Chesnais et Arestrup.

César armand