Les propositions estivales et insolites du sénateur Anziani sur sa page Facebook

Crédit : Facebook d'Alain Anziani

Crédit : Facebook d’Alain Anziani

Le soir des vacances parlementaires, l’élu de la Gironde à la Chambre haute s’est amusé à livrer ses meilleures idées à ses amis du réseau social.

Accrochez-vous, c’est parti. Alain Anziani est heureux d’être en vacances et le fait savoir. Sur sa page Facebook, le sénateur de la Gironde, vice-président de la commission des Lois, poste un statut qui vise à « revivifier » la démocratie :

Proposition 1 : « Censurer la télévision en interdisant la (toujours fausse) télé réalité. » A croire qu’il fait des émules : quelques jours plus tard, son acolyte PS Christophe Rouillon, maire de Coulaines (Sarthe) et M. Europe à l’AMF, écrit , toujours sur ce réseau social : « En ne regardant pas la TV 3h30/jour comme la moyenne des  Français, il est possible de gagner sur une vie jusqu’à 12 années de temps libre ! »

Proposition 2« Interdire les publicités qui donnent pour vrai des qualités qui n’ont jamais été démontrées. » L’espoir fait vivre, comme on dit !

Proposition 3 : « Rendre obligatoire l’enseignement de la philosophie de la maternelle à la maison de retraite … » Monsieur n’est pas philosophe, mais avocat. Alors sophiste ou platonicien ?

Proposition 4 : « Imposer à toute personne disant plus de trois fois « je » ou « moi » en cinq minutes de se taire pendant une heure, sauf nécessité vitale. » Le blog, ça compte ou pas ?

Proposition 5 : « Commencer chaque journée en pensant qu’elle peut être la dernière. » Philosophie un jour, poésie toujours !

Proposition 6 : « S‘endormir en se demandant ce que l’on fera demain pour autrui. » N’oubliez jamais : la gauche a le monopole du cœur.

Proposition 7 : « Tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de cracher son venin. » Comme disait Valérie Trierweiler à propos de Twitter : toujours sept fois son pouce avant d’envoyer.

Proposition 8 : « Ordonner à la sécurité sociale de rembourser un voyage autour du monde de 80 jours dont trente à pied et dix à cheval en dormant dans des lieux sans électricité et ce avant l’âge de trente ans. » Quelqu’un a les sous-titres ?

Proposition 9 :
 « Trouver son bonheur à petit prix. » Il existe des boutiques spécialisées, vous savez.

Proposition 10 : « Regarder l’horizon plutôt que son nombril. » Merci du conseil !

Proposition 11 : « Verser les lots des vainqueurs des jeux du hasard aux hôpitaux et à la recherche médicale. » Pourquoi pas !

Proposition 12 :
 « M’interdire de publier de tels posts sur Facebook. » Sage décision…

César Armand

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La commission des lois de l’Assemblée nationale dézingue le Gouvernement

La Commission des Lois

La Commission des Lois – Tous droits réservés Assemblée nationale

A l’occasion de la fin de la troisième session de la législature 2012-2017, la plus importante des réunions parlementaires a publié un bilan d’activité.

« 129 textes examinés, 52 lois définitivement adoptées, 11 153 amendements examinés, 245 rapports représentant 26 020 pages, 288 réunions correspondant à 415 heures. 865 heures passées en séance plénière, 40 % de l’ordre du jours hors budget. »

Depuis le 28 juin 2012, la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République – c’est son nom complet selon l’administration parlementaire du Palais-Bourbon a bien travaillé, et tient à le faire savoir.

Insuffisances, lacunes et détournements, rien de moins !

Jusque-là, tout va bien, le plus dur, ce sont les derniers mots de l’introduction de ce rapport, signé Jean-Jacques Urvoas, député socialiste et non-frondeur, à l’égard de l’équipe Valls, qui, soit dit en passant, a failli le nommer à l’Intérieur lors de son arrivée à Matignon en avril 2014 :

« Le Gouvernement semble prendre l’habitude de déposer, en séance publique, des amendements portant article additionnel sur ses propres projets de loi. Comment expliquer une telle tendance ? Est-ce une insuffisance de préparation de certains textes, les amendements gouvernementaux venant alors de combler les lacunes révélées lors des échanges avec le rapporteur, puis lors des débats en commission ? Est-ce pour s’émanciper de certaines procédures ? »

Et voici les ultimes lignes, les meilleures pour la fin : « Ces pratiques, qui dans certains extrêmes, approchent le détournement de procédure n’ont pas vocation à perdurer.«  Message transmis à Jean-Marie Le Guen, du moins s’il lit vraiment les rapports d’information du Parlement, comme tout bon secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement qui se respecte.

César Armand

#Sapingate : de l’utilité d’avoir un chauffeur

Le ministre des Finances et des Comptes publics s’est cassé la figure en faisant le plein d’essence.

Prenez un ministre rond et jovial – ça va souvent de paire -, une flaque longue de gasoil – cela arrive – et badaboum : Michel Sapin se casse le bras.

Adieu veau, vache, cochon, dossiers ! O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour me voir un jour ministre dans du vomi ?

« Où se trouvait le chauffeur ? »

Etre ministre des Finances et des Comptes publics n’empêche pas d’être détenteur d’un compte privé pour financer son plein. Heureusement, nous apprend l’AFP « de sources concordantes » : « ceci ne l’empêche pas de continuer à travailler » !

Une question tout de même : ne roule-t-il pas une voiture avec chauffeur comme tout membre du Gouvernement qui se respecte ? Où se trouvait le chauffeur ? A l’arrière de la berline ?

César Armand

Halte aux révolutionnaires en culottes courtes !

Hier encore, des citoyens ont tenté de prendre le pouvoir ! La blague !

En 2011, quand je travaille chez Public Sénat, déjà une certaine Onde violette cherche à renverser le Président de la République, un certain Nicolas Sarkozy. Ses militants, plus ou moins anonymes, cherchent alors à « prendre l’Elysée contre le fascisme ». Rien de moins !

Ce collectif ne souhaite pas alors – encore ? – faire appel à l’armée. Il y a quatre ans, ils s’insurgent, en effet, contre les militaires qui ouvrent « la gâchette sur des civils ». Déjà, reconnaissons-le, ces ex de l’extrême-gauche attaquent « les extrémistes religieux modernes ».

Lucides, ils le demeurent : « On pense qu’on va se faire arrêter, mais on appelle les gens à rester devant, comme sur la Place Tahir au Caire… »

César Armand

« Indian Palace », comme une envie d’y repartir

Le long-métrage de John Madden séduit par sa douce histoire et sa vision de l’Etat-continent sans manichéisme.

Judi Dench, alias M dans la saga des James Bond, en veuve retraitée reconvertie dans la téléassistance indienne ; Professeur Mac Gonagall pour les malades d’Harry Potter en vieille peau raciste qui s’assagit au contact des locaux ou Billy Nighy, le délirant chanteur de Love Actually et capitaine de bateau de The boat that rocked – Good morning England comme on dit en France ; rien que pour la distribution (casting pour les puristes), ce film vaut le détour.

Indian Palace ou l’histoire de retirés /!\ anglicisme /!\ qui s’exilent en Inde pour fuir leurs enfants, femmes, morts sociales ou tout simplement la solitude. Ils ne connaissent pas, mais vont apprendre à s’apprivoiser, voire même – attention cliché – à se découvrir comme ils ne l’auraient jamais imaginé.

Entre deux poulets au curry et deux prises de vue sur la population en sari, le système de caste est même abordé. Ce film n’incite qu’à une chose : quitter la Seine pour partir effacer sur le Gange la douleur bien sûr !

César Armand

« Les minions », c’est bon et c’est con

La déclinaison jaune de Moi, Moche et Méchant est un peu longue, quoique sympathique.

L’espéranto n’est pas mort, il revit au cinéma ! Quel est le rapport avec Les minions, me direz-vous ? Eh bien si. La langue gloubi-goulba qu’ils parlent, mélange de spanglish, de fragnol, et d’italianes, ne ressemble-t-il pas au langage universel européen ?

Sinon, les petits monstres en salopettes blue jeans qui errent de la Russie à l’Angleterre sont toujours aussi drôles, de même que les voix de Marion Cotillard et de Guillaume Canet relèvent l’absence de dialogues. Dommage que cela dure plus d’une heure quarante-cinq.

César Armand