Présidence des maires d’Île-de-France: deux Essonniens pour un fauteuil régional

Montage Culturepolitique.net/Olivier Desaleux/Moïse Fournier

Le président sortant de l’association des maires de France (AMIF) Stéphane Beaudet assure qu’il a « réinstitutionnalisé cet outil au service des communes », quand son rival Jean-Philippe Dugoin-Clément estime que l’AMIF « doit être présente en défense des territoires ». Verdict le 14 octobre.

Ils sont maires dans l’Essonne, vice-présidents du conseil régional d’Île-de-France, ont moins de 50 ans et veulent tous deux la tête de l’association des maires d’Île-de-France (AMIF). Le sortant Stéphane Beaudet, 48 ans, est maire (ex-LR) d’Evry-Courcouronnes et chargé des transports à la Région. L’impétrant Jean-Philippe Dugoin-Clément, 45 ans, est maire (UDI) de Mennecy et chargé de l’aménagement et de l’écologie à la Région.

« J’ai le sentiment qu’avec l’ensemble des élus de gauche et de droite, nous avons réinstitutionnalisé cet outil au service des communes », déclare Stéphane Beaudet. « Nous sommes une association pluraliste qui représente tous les territoires », ajoute-t-il.

Et le maire d’Evry-Courcouronnes de renvoyer à son bilan: cahiers de doléance ouverts dans les hôtels de ville pendant la crise des « gilets jaunes » et transmis au préfet de région, travaux sur l’avenir des infrastructures routières franciliennes avec le syndicat mixte Forum métropolitain, lettre ouverte au président de la République sur la réouverture des écoles au lendemain du déconfinement…

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Péréquation verticale

Son rival veut, lui aussi, ériger l’association des maires d’Île-de-France en « défense des territoires ». Si Jean-Philippe Dugoin-Clément est élu, il entend aussi bien intervenir sur la péréquation verticale, c’est-à-dire sur les prélèvements qu’effectue l’Etat sur les collectivités franciliennes pour en soutenir d’autres, qu’apporter de l’ingénierie technique et du soutien juridique à ses confrères maires.

« Nous avons des commissions au siège à Paris, mais n’y participent que ceux qui s’impliquent », semble regretter le maire de Mennecy. « Nous avons onze à douze permanents, des moyens colossaux, mais nous devons retourner vers les territoires », insiste-t-il.

Verdict le 14 octobre.