Au revoir Lucie et merci

1426380_10152044231776007_1145514964_n

Tous droits réservés – Facebook de Lucie

Le mercredi 1er juillet 2015, s’est éteinte une camarade de promo … âgée de 26 ans.

Vous ne verrez pas son visage, il a suffisamment produit d’articles pour sa famille et ses amis. Avec Lucie, soyons honnêtes : nous n’étions même pas copains, mais de simples camarades d’écoles, mus par la même passion d’informer, elle par la caméra, moi par le stylo. Pour tout vous dire, nous nous sommes croisés seulement six mois – le temps de ma seconde année de formation, de première année pour elle.

Souriante, grands yeux ouverts sur le monde malgré quelques siestes sur les canapés noirs qui peuplent le rez-de-chaussée de l’institut, elle riait fort et sincère. Son nom me rappelait un comédien de Caméra café. « Ton oncle ? père ? cousin ? » Non, non, ni l’un, ni l’autre. Toujours en train de courir pour finir un montage télé, je chantais, à son passage, ce tube : « Dépêche-toi Lucie, on ne vit qu’une fois. » Un tragique refrain qui prend aujourd’hui tout son sens.

Elle venait de fêter ses vingt-six ans. Avait travaillé chez Ouest-France, France 3, Télématin, et d’autres titres dont j’ignore l’existence, alors que j’ai lu et relu tous les articles liés à sa disparition. Demain midi, une messe sera donnée chez elle en Loire-Atlantique. Beaucoup de ses comparses, y compris moi, travailleront. Un cahier et une couronne  de fleurs seront déposés en notre nom. Ses plus proches pourront y lire d’autres témoignages comme celui-ci.

César

 

La prise vue de Strasbourg

En reportage au Conseil de l’Europe pour une journée sur le numérique, le temps de tous les dangers.

IMG_3943-0
« Ca y est ! Les tueurs sont morts ! T’es au courant ? » Evidemment que je le suis ! Le flux Twitter est (parfois) plus efficace qu’un abonnement à l’AFP. Toutes les sources défilent : les journalistes sur place, leur média qui les relaient, la police nationale, les élus et les amis.

Drôle de journée pour réunir un Conseil national du numérique (CNNum) décentralisé. Glaçante cette minute de silence improvisée. La scène de mercredi au ministère se répète : les intervenants se succèdent à la tribune, mais dans la salle, quelques téléphones sonnent, des SMS arrivent et des alertes info retentissent.

A Strasbourg, impossible de passer à côté. Entre le café et le croissant, que tu t’appelles Benoît Thieulin (CNNum) ou Thomas, consultant dans la cybersécurité, tu regardes tes réseaux sociaux tout en échangeant ta carte de visite. Tu réseautes doublement. Chapeau !

« Ferme ça ! »

A droite, Anne, blogueuse franco-néérlandaise, prend des notes et rigole : « Ils ont bien lu mes articles ! » Puis s’énerve comme elle le ferait avec son fils: « Mais pourquoi tu regardes les infos ? Ferme ça ! »

Au micro, la présidente de la CNIL : « Le besoin d’un cadre pour le numérique est plus que jamais important ! »
Suit l’ancienne ministre et ex-eurodéputée Catherine Trautmann. Vice-présidente de l’agglo strasbourgeoise, elle défend l’accès à Internet comme un droit fondamental.
Un autre ancien ministre, Jacques Toubon, Défenseur des Droits, sera en retard. Un homme s’est jeté sous son TGV à Noisy. Un anonyme. Il arrivera entre cette séance d’introduction et les ateliers collaboratifs.

Début novembre 2014, Axelle Lemaire, madame Numérique au Gouvernement, avait, en effet, appelé à se lancer dans « un travail de prospection des métiers numériques de demain ». Vrai sujet, tant le digital est transversal. A vos souhaits !

Du droit et du numérique

Nous sommes pourtant que trois journalistes : un reporter-vidéaste du groupe allemand Axel Springer, de Stuttgart, souriant, et réquisitionnant dix minutes chaque acteur ; et une consœur de France Bleu Alsace. Micro bleu et blanc à la main, couleur rouge absente.

Avec Catherine Trautmann, nous parlons métiers numériques et culture ;
Avec Benoît Thieulin, fondateur des désirs d’avenir de Ségolène Royal en 2007, et président du CNNum, nous réfléchissons à comment lancer des champions français du numérique ;
Avec Jacques Toubon, il vous tutoie, vous explique la vie, mais avec le sourire. Il fait un rêve : que tous les élèves des collèges, dès la 6ème, s’asseyent à une même table et acquièrent les fondamentaux du droit ET du numérique.

Dans le tram qui mène à la gare, l’assaut est donné simultanément en Seine-et-Marne et à Vincennes. La batterie tient miraculeusement. Elle ne s’éteint pas à 40 %. Dieu du smartphone, seraient-ce les derniers arrivants qui t’ont donné leur pomme ?

César Armand

Bienvenue !

Bonjour et bienvenue à toutes et à tous !

Bientôt diplômé d’IPJ-Dauphine, je travaille sur les sujets politiques, culturels et médiatiques, en attendant de trouver des premières piges ou un premier emploi stable.

Spécialisé dans les politiques publiques françaises et internationales, j’ai travaillé chez Acteurs publics, Publicsenat.fr et au Figaro service Politique étrangère.

J’ai également été stagiaire à la rédaction du Courrier picard et de la-croix.com.

Vous pouvez me retrouver sur Twitter : @Cesarmand

Bonne lecture !

César Armand

Mise à jour du 26 décembre 2014 :

Depuis septembre 2013, je travaille pour le magazine Europe parlementaire, et depuis janvier 2014, je pige pour la revue Charles (Editions La Tengo) et les hebdomadaires Le Point et Le Parisien Magazine. Affaire(s) à suivre !