La commission des lois de l’Assemblée nationale dézingue le Gouvernement

La Commission des Lois

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A l’occasion de la fin de la troisième session de la législature 2012-2017, la plus importante des réunions parlementaires a publié un bilan d’activité.

« 129 textes examinés, 52 lois définitivement adoptées, 11 153 amendements examinés, 245 rapports représentant 26 020 pages, 288 réunions correspondant à 415 heures. 865 heures passées en séance plénière, 40 % de l’ordre du jours hors budget. »

Depuis le 28 juin 2012, la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République – c’est son nom complet selon l’administration parlementaire du Palais-Bourbon a bien travaillé, et tient à le faire savoir.

Insuffisances, lacunes et détournements, rien de moins !

Jusque-là, tout va bien, le plus dur, ce sont les derniers mots de l’introduction de ce rapport, signé Jean-Jacques Urvoas, député socialiste et non-frondeur, à l’égard de l’équipe Valls, qui, soit dit en passant, a failli le nommer à l’Intérieur lors de son arrivée à Matignon en avril 2014 :

« Le Gouvernement semble prendre l’habitude de déposer, en séance publique, des amendements portant article additionnel sur ses propres projets de loi. Comment expliquer une telle tendance ? Est-ce une insuffisance de préparation de certains textes, les amendements gouvernementaux venant alors de combler les lacunes révélées lors des échanges avec le rapporteur, puis lors des débats en commission ? Est-ce pour s’émanciper de certaines procédures ? »

Et voici les ultimes lignes, les meilleures pour la fin : « Ces pratiques, qui dans certains extrêmes, approchent le détournement de procédure n’ont pas vocation à perdurer.«  Message transmis à Jean-Marie Le Guen, du moins s’il lit vraiment les rapports d’information du Parlement, comme tout bon secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement qui se respecte.

César Armand

#Sapingate : de l’utilité d’avoir un chauffeur

Le ministre des Finances et des Comptes publics s’est cassé la figure en faisant le plein d’essence.

Prenez un ministre rond et jovial – ça va souvent de paire -, une flaque longue de gasoil – cela arrive – et badaboum : Michel Sapin se casse le bras.

Adieu veau, vache, cochon, dossiers ! O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour me voir un jour ministre dans du vomi ?

« Où se trouvait le chauffeur ? »

Etre ministre des Finances et des Comptes publics n’empêche pas d’être détenteur d’un compte privé pour financer son plein. Heureusement, nous apprend l’AFP « de sources concordantes » : « ceci ne l’empêche pas de continuer à travailler » !

Une question tout de même : ne roule-t-il pas une voiture avec chauffeur comme tout membre du Gouvernement qui se respecte ? Où se trouvait le chauffeur ? A l’arrière de la berline ?

César Armand

Halte aux révolutionnaires en culottes courtes !

Hier encore, des citoyens ont tenté de prendre le pouvoir ! La blague !

En 2011, quand je travaille chez Public Sénat, déjà une certaine Onde violette cherche à renverser le Président de la République, un certain Nicolas Sarkozy. Ses militants, plus ou moins anonymes, cherchent alors à « prendre l’Elysée contre le fascisme ». Rien de moins !

Ce collectif ne souhaite pas alors – encore ? – faire appel à l’armée. Il y a quatre ans, ils s’insurgent, en effet, contre les militaires qui ouvrent « la gâchette sur des civils ». Déjà, reconnaissons-le, ces ex de l’extrême-gauche attaquent « les extrémistes religieux modernes ».

Lucides, ils le demeurent : « On pense qu’on va se faire arrêter, mais on appelle les gens à rester devant, comme sur la Place Tahir au Caire… »

César Armand

« Indian Palace », comme une envie d’y repartir

Le long-métrage de John Madden séduit par sa douce histoire et sa vision de l’Etat-continent sans manichéisme.

Judi Dench, alias M dans la saga des James Bond, en veuve retraitée reconvertie dans la téléassistance indienne ; Professeur Mac Gonagall pour les malades d’Harry Potter en vieille peau raciste qui s’assagit au contact des locaux ou Billy Nighy, le délirant chanteur de Love Actually et capitaine de bateau de The boat that rocked – Good morning England comme on dit en France ; rien que pour la distribution (casting pour les puristes), ce film vaut le détour.

Indian Palace ou l’histoire de retirés /!\ anglicisme /!\ qui s’exilent en Inde pour fuir leurs enfants, femmes, morts sociales ou tout simplement la solitude. Ils ne connaissent pas, mais vont apprendre à s’apprivoiser, voire même – attention cliché – à se découvrir comme ils ne l’auraient jamais imaginé.

Entre deux poulets au curry et deux prises de vue sur la population en sari, le système de caste est même abordé. Ce film n’incite qu’à une chose : quitter la Seine pour partir effacer sur le Gange la douleur bien sûr !

César Armand

« Les minions », c’est bon et c’est con

La déclinaison jaune de Moi, Moche et Méchant est un peu longue, quoique sympathique.

L’espéranto n’est pas mort, il revit au cinéma ! Quel est le rapport avec Les minions, me direz-vous ? Eh bien si. La langue gloubi-goulba qu’ils parlent, mélange de spanglish, de fragnol, et d’italianes, ne ressemble-t-il pas au langage universel européen ?

Sinon, les petits monstres en salopettes blue jeans qui errent de la Russie à l’Angleterre sont toujours aussi drôles, de même que les voix de Marion Cotillard et de Guillaume Canet relèvent l’absence de dialogues. Dommage que cela dure plus d’une heure quarante-cinq.

César Armand

La liberté d’écrire dépeinte par le général de Gaulle

Tous droits réservés Quozio.com & CulturePolitique.net

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En cette veille de la Fête nationale, une citation du plus illustre des Français.

Nous sommes le 26 mars 1959 à l’Elysée. Charles de Gaulle est Président de la République depuis deux mois et demi et tient une conférence de presse à l’Elysée. Quand soudain interrogé par un reporter, il donne sa définition du métier :

« La liberté d’écrire et de publier est un droit. A ceux qui en prennent la responsabilité, il est loisible de suer le fiel et de cracher le vinaigre, comme de distribuer le lait et de répandre le miel. »

Une citation extraite de De Gaulle – Pensées, répliques et anecdotes réunies par Marcel Jullain au Cherche midi en 1994.

César Armand