« Indian Palace », comme une envie d’y repartir

Le long-métrage de John Madden séduit par sa douce histoire et sa vision de l’Etat-continent sans manichéisme.

Judi Dench, alias M dans la saga des James Bond, en veuve retraitée reconvertie dans la téléassistance indienne ; Professeur Mac Gonagall pour les malades d’Harry Potter en vieille peau raciste qui s’assagit au contact des locaux ou Billy Nighy, le délirant chanteur de Love Actually et capitaine de bateau de The boat that rocked – Good morning England comme on dit en France ; rien que pour la distribution (casting pour les puristes), ce film vaut le détour.

Indian Palace ou l’histoire de retirés /!\ anglicisme /!\ qui s’exilent en Inde pour fuir leurs enfants, femmes, morts sociales ou tout simplement la solitude. Ils ne connaissent pas, mais vont apprendre à s’apprivoiser, voire même – attention cliché – à se découvrir comme ils ne l’auraient jamais imaginé.

Entre deux poulets au curry et deux prises de vue sur la population en sari, le système de caste est même abordé. Ce film n’incite qu’à une chose : quitter la Seine pour partir effacer sur le Gange la douleur bien sûr !

César Armand

« Spy », une comédie d’action comme on les aime

Le dernier film de Paul Feig (Mes meilleures amies) surpasse son homologue britannique Johnny English.

Deux heures menées tambour battant. Un espion, le beau gosse Jude Law, se fait tuer sous les yeux, à distance, de son acolyte, interprétée par la gironde Melissa Mc Carthy. Très vite, elle doit quitter son ordinateur et partir, à son tour, sur le terrain.

Jason Statham, le gros biceps de la série Le Transporteur, est à mourir de rire en agent vaniteux. Idem pour la révélation 50 Cent, dans son propre rôle, qui fait preuve d’une grande autodérision sans compter tous les rôles secondaires de la CIA aux méchants voleurs de bombes.

Parodie à peine masquée de la saga des James Bond, ce voyage de Paris à Budapest, en passant par Rome, vaut le détour !

César Armand