Le petit Poucet de l’UDI vise la présidence

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Il s’appelle Emmanuel Pasco-Viel, il a 27 ans, et il est candidat à la présidence de l’Union des Démocrates et Indépendants.

Le dimanche 13 juillet 2014, il sera trop tard. Fini. Plus la peine d’appeler le facteur. Il faudra avoir envoyé, par lettre recommandée, les 500 parrainages des militants. Sinon, impossible de pouvoir se présenter à la présidence de l’UDI. Depuis que le député de Valenciennes, Jean-Louis Borloo, a quitté la vie politique, six candidats rêvent de lui succéder à la tête du parti « sans triste ». Emmanuel Pasco-Viel est l’un d’entre eux. Contrairement à ses concurrents, il n’est ni député comme Yves Jégo, Jean-Christophe Lagarde, Jean-Christophe Fromantin, Hervé Morin, ni sénateur comme Jean Arthuis.

Emmanuel, 27 ans, biologiste, agrégé de l’ENS Lyon, n’a pas été ministre de Nicolas Sarkozy, ni même été son successeur à Neuilly-sur-Seine,  mais lui aussi a pu envoyer un mail, le samedi 29 juin 2014, au fichier national des adhérents. « J’ai déjà eu des retours, et ce soir, quand j’ouvrirai ma boîte aux lettres, j’espère qu’il y en aura plein d’autres ! » Car, le reste de la journée, il poursuit ses études dans l’administration et le pilotage de la recherche, et ce même s’il a obtenu son doctorat l’an dernier.

A l’adresse du MoDem : « réfléchissons à un projet et à une stratégie en commun »

Il s’engage, pour la première fois, fin 2011 chez Cap 21 de chez l’avocate Corinne Lepage. L’ex-eurodéputée cherche alors des candidats aux législatives. Il se manifeste et se présente en 2012 dans la première circonscription du Rhône, face à Thierry Braillard (radical de gauche), actuel secrétaire d’Etat aux Sports, Philippe Meirieu (EELV) et Michel Havard (UMP, candidat à la mairie en mars 2014). « C’était difficile d’exister au milieu de ces trois personnalités. On a fait le minimum : affiches et professions de foi. Cela ne m’a pas coûté un centime, et j’ai eu 320 voix, arrivant 9ème sur 14 devant la candidate Lutte Ouvrière, beaucoup plus implantée localement que moi. »

Fin 2012, changement de Corinne Lepage, réjouit Jean Arthuis, Emmanuel adhère à l’Alliance centriste et à l’Union des Démocrates et Indépendants : « J’aimais bien Jean Arthuis. Sur le fond, il a beaucoup de compétences. On m’avait dit que ce serait bien de passer par une chapelle avant d’intégrer le rassemblement, ce que j’ai fait. Je ne l’ai jamais rencontré personnellement, mais je l’ai déjà vu à des événements. »

Aujourd’hui, son programme tient en deux idées fortes :
« poursuivre l’Alternative », cette alliance avec le MoDem de François Bayrou entamée pour les élections européennes : « Le PS et l’UMP ont démontré qu’ils n’ont pas révolutionné les choses. La troisième voie, c’est le centre. Je sais qu’il y a eu des difficultés lors du scrutin du 25 mai, mais mettons en place une structure de travail pour réfléchir à un projet voire à une stratégie en commun. C’est l’enthousiasme que l’on doit retrouver. »
et en finir avec cumul des mandats : « Le fonctionnement de nos institutions est à revoir. Cela m’énerve au plus haut point. On est une anomalie en Europe ! »

César Armand

À Paris, Marielle de Sarnez veut peser face à l’UMP et au PS

Au Bistrot des Dames, la vice-présidente du MoDem a présenté son équipe de campagne en vue des élections municipales de 2014 à Paris.

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« Une campagne différente, moins partisane, moins politicienne ». Marielle de Sarnez, candidate MoDem à la ville de Paris, rêve de « campagne utile » et de « positions constructives ».

Trois axes sont dégagés par la vice-présidente de François Bayrou : la question du renouvellement, le primat du rassemblement et la priorité au logement. Sur ce point, Marielle de Sarnez plaide pour la construction de 5000 logements par an et la couverture des voies ferrées et du périphérique.

Discussions avec les partis du centre

Le porte-parole du MoDem, Yann Wehrling, en charge de l’environnement, appelle, lui, à des chantiers de rénovation énergétique, à améliorer la qualité de l’air et à préserver la biodiversité.

L’eurodéputée, élue à Paris en 2008 avant de démissionner, accaparée par le Parlement européen, présentera les listes cet automne. Elle a « bon espoir » que le rassemblement avec l’UDI se fasse, mais refuse de donner les noms des responsables qu’elle rencontre.

César Armand