Pour Marine Le Pen, le principal problème français reste « la perte de souveraineté »…Euh ?

Interviewée par le quotidien espagnol El Pais, la présidente du Front national est définitivement déconnectée des problèmes de nos compatriotes.

Alors que la Finlande veut imposer un « finish » à la Grèce dans la zone euro, Marine Le Pen désigne « la perte de souveraineté » comme premier défaut rencontré par les Français.

Carlos Yaniz, correspondant à Paris et à Bruxelles et totalement bilingue, la relance : « A cause de l’UE, je suppose ? » Réponse : « Bien sûr ! » Et ça se dit présidente du premier parti de France !

Juste avant, dans ce même entretien, elle refuse, encore et toujours, d’admettre que son parti politique est d’extrême-droite :

El Pais :  Peut-être parce qu’ils considèrent que vous êtes d’extrême-droite.

Marine Le Pen : Nous n’avons rien à voir avec l’extrême-droite.

E. P. : Mais ici, au Parlement européen, vous vous êtes alliés avec des partis d’extrême-droite pour obtenir votre propre groupe.

M. L. P : . Lesquels ?

E. P. :  Le FPO autrichien ou la Ligue du Nord italienne, entr’autres.

M. L. P. : . Ils ne sont pas contre le pluralisme politique, ne sont pas non plus antiparlementaires et ne pratiquent pas la violence. Ce sont des partis patriotes et en Europe, pour disqualifier les partis patriotes, on les accuse d’être d’extrême-droite.

E. P. : Mais ils défendent des idéologies xénophobes ou islamophobes.

M. L. P. : . Qui ?

E. P.:  La Ligue du Nord, par exemple.

M. L. P. :. Défendre sa nation n’est pas xénophobe. (…) De ce point de vue, il y aurait de nombreux pays xénophobes : Japon, Etats-Unis, Israël…

Un échange à relire dans son intégralité ICI.

#PauvreUE

César Armand

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S’égarer dans les rues de Lisbonne un jour de grève

22 décembre 2014 : les stations de métro sont fermées. Place à la marche à pied !

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Arrivez à Lisbonne un jour de brouillard, et vous aurez l’impression d’avoir atterri dans une ex-république soviétique. Dans la Baixa, partie basse de la capitale portugaise, les immeubles sont décrépits, et seuls les azulejos, ces mosaïques si typiques, sauvent la mise. Pour bien commencer la journée, rendez-vous à la Confeitaria nacional, la plus vieille pâtisserie de la ville, où les doces de ovos, petites douceurs aux oeufs, sont excellentes.

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Le midi venu, allez déguster un bacalhau, la traditionnelle morue, au restau A Licorista O Bacalhoeiro, arrosé de la bière locale, la Sagres. Pour 10 €, vous en aurez pour votre ventre et votre argent. Attention, tout tapas posé sur la table – pain/fromage/jambon – n’est pas un cadeau de la maison, mais devra être payé si vous en consommez. De même, la bouteille d’eau de 50 cL peut coûter jusqu’à 2€50 en centre-ville. Pas de carafe d’eau ici.

Le soleil est revenu, et vous, repu, prenez la rue piétonne voisine et montez dans l’Elevador de Santa Justa ou dans l’Ascensor Da Bica. Pour cela, n’oubliez pas d’acheter à l’aéroport un Viva Viagem de 6€50 les 24 heures pour accéder aux bus, tramways, élévateurs, ascenseurs et… métros. Au sommet, une vue à 360° sur l’ensemble de la cité. De là, redescendez et partez pour les ruines du château São Jorge où le panorama, accompagné d’un verre de Verde (blanc du Nord du Portugal), vaut le détour.

vue du château

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Le lendemain, quittez votre hôtel (ou votre auberge de jeunesse) et rejoignez le tram 28 sur la deuxième grand-place Praça da Figueira. De là, vous aurez l’impression d’être dans une attraction d’un parc de loisirs, le trolley alternant les montées raides et les descentes à pic dans les dédales. A mi-parcours, descendez à São Tome et taisez-vous. Admirez le Tage, fleuve baigné de soleil, et regardez, en arrière-plan, le Palãcio da Assembleia nacional. 

vue sao tomé

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César Armand